Entrée dans les collections du Musée des Beaux-Arts en 1976, cette sculpture en bronze a été réalisée par un sculpteur et médailliste de renom né sur le territoire et dont l’institution d’éducation artistique de Charleroi porte le nom : Alphonse Darville.

Cet artiste a en effet, outre des commandes qui prirent place dans nombre de nos bâtiments publics et dont certaines restent visibles aujourd’hui, contribué à donner un souffle nouveau à la vie artistique de Charleroi après la seconde Guerre mondiale en fondant l’Académie des Beaux-Arts. Une institution qu’il dirigera durant quelques décennies.

Bien qu’influencé dans sa pratique par le savoir-faire et la recherche du « beau idéal » prôné par les classiques, ce dont témoigne très clairement son œuvre, Darville, homme érudit s’il en est, s’est également intéressé aux arts et philosophies orientales. Une source d’inspiration perceptible dans certains sujets sculptés où, comme toujours, l’humain occupera une place de choix.

Et tandis que le souci esthétique et la maîtrise technique prévalent dans chaque création, le propos s’universalise, comme c’est le cas pour cette « offrande » des années 60. Traduisant le sujet par le mouvement, lui-même empreint d’une gestuelle des plus délicates, cette sculpture au poli sensuel, reflète bien les aspirations de l’artiste.

Ce que l’on devine comme le souhait, à travers une œuvre sensible et forte à la fois, de nous emmener jusqu’à la contemplation.

Raconté par le service de médiation des musées, Barbara Allard

Alphonse Darville (Mont-sur-Marchienne 1910 – Charleroi 1990)

L’offrande, s.d.

Bronze, 62x56x53cm

Inv.602

Coll. Mbarts Charleroi

© KIKIRPA