Colloque européen 26-27 octobre 2017 – Composer avec l’ennemi en 14-18

CEME – CHARLEROI ESPACE MEETING EUROPEEN (Site des anciennes verreries Fourcault – Dampremy)

Comment parvenait-on à travailler en zones occupées ou sur la ligne de front pendant le premier conflit mondial?

Pascal Deloge et Pierre Tilly mettent en avant le développement d’une « stratégie du moindre mal » pour expliquer la poursuite de l’activité industrielle en Belgique pendant la Grande Guerre. Certains secteurs ont en effet poursuivi leur fabrication au gré des humeurs de l’occupant. Tout comme dans le Nord de la France occupée (Colloque « Guerre mondiale et bassins industriels en territoire occupé » Maubeuge, 2014), la Belgique, moteur industriel d’avant-guerre n’a pas vécu la destruction systématique de son appareil de production.

Les célébrations du centenaire sont l’occasion de confronter le discours orienté des vainqueurs d’après-guerre (Charles de Kerchove de Denterghem, 1927) à la réalité des faits, à l’aune des sources d’archives toujours disponibles. Dans le secteur verrier par exemple, l’historiographe belge a pour habitude de faire, de l’industriel Emile Fourcault le seul « traître à sa patrie ». Or, les documents d’époque montrent qu’un grand nombre de verreries ont maintenu leur fabrication pendant le conflit. Son retentissant procès n’est-il pas finalement l’arbre qui cache la forêt? Il paraît désormais évident que l’industrie du verre – qui n’a encore jamais été étudiée à ce jour – ne constitue pas le seul exemple de la poursuite des activités en zones de guerre.

L’occasion est donc ici donnée d’étudier le fonctionnement quotidien de l’industrie pendant le conflit et au-delà, d’estimer à qui finalement, cela a profité, entre redistribution des parts de marché et remise à niveau de l’outil de production.

Ces rencontres sont l’occasion de confronter les réalités vécues par le secteur industriel en Belgique comme dans le Nord et l’Est de la France, afin de poursuivre et d’élargir le champ de réflexion entamée par Pascal Deloge et Pierre Tilly.

 

Les droits d’inscription au colloque s’élèvent à 40€ (20€ pour les étudiants) et comprennent l’accès aux 2 journées, l’accueil « déjeûner », les pauses et les lunches du jeudi et du vendredi.
Ces droits d’inscription doivent être versés au plus tard le 1er octobre 2017 sur le compte
IBAN BE95-3600-4090-0458  /  BIC BBRUBEBB
de l’asbl « Les Amis des Musées de la Ville de Charleroi », Place Charles II, 6000 Charleroi, avec en communication votre nom.

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Informations et inscriptions

Musée du Verre

80 Rue du Cazier, 6001 Marcinelle

Tél +32 (0)496 599 214
pascal.csik@Charleroi.be

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