Exposition Gustave Camus (1914 – 1984)

Gustave Camus - Les saltimbanques, 1969 - Inv. 426 - Photo. L. Schrobiltgen Au printemps 2014, le Musée organise une exposition rétrospective consacrée à l’artiste châtelettain. Outre les oeuvres conservées par l’Institution (majoritairement données par l’artiste lui-même juste avant son décès en 1984) et d’autres musées belges, le Musée fait appel aux collectionneurs privés désireux de partager avec le public, pour quelques mois, oeuvres et documents d’archives dont ils sont les heureux propriétaires…

 

En décembre 1933, suite au succès rencontré par Nervia, quelques artistes de Charleroi créent une association qui se révélera capitale dans le développement de la vie artistique de la cité. Parmi les artistes fondateurs de L’Art vivant au Pays de Charleroi, Gustave Camus qui est alors un tout jeune peintre au talent prometteur. Originaire de Châtelet, il fut formé, comme beaucoup d’autres artistes, à l’Ecole industrielle de sa ville, auprès d’Eugène Paulus, mais également à l’Université du Travail Paul Pastur de Charleroi, où Léon Vandenhouten dispensa des cours de dessin pendant un quart de siècle. Le chemin artistique sur lequel Camus s’engagea auprès de son professeur, le conduisit, au fil de sa carrière, d’une approche strictement fondée sur la référence au réel, à l’élaboration de véritables constructions mentales. Peintre intimiste, délicat, épris de douceur, usant de subtils effets de matière ainsi que de teintes sourdes et nuancées, génératrices de volumes, Gustave Camus opta peu à peu pour une tout autre approche, libérée des valeurs traditionnelles de l’art. Il évoluera ainsi de façon spectaculaire d’une sensibilité post-impressionniste, d’une manière en pâte, modelé et rondeur, à une approche quasi topographique du monde et de l’humanité, faite de surfaces, structures et aplats intensément colorés. Intéressé par les expériences d’artistes tels que Braque, Gauguin, Cézanne, Lhote ou Brusselmans… Camus rompt avec les préceptes académiques dont la perspective, classique. Un séjour en Bretagne, qui eut lieu de 1946 à 1950, finira d’influencer le peintre qui, abandonnant l’observation directe de la nature, accordera une priorité toujours plus grande à la construction rationnelle. Ce profond revirement stylistique ne l’éloignera  cependant pas de la figure humaine qui restera son sujet de prédilection, source d’un questionnement permanent, d’une exploration jamais assouvie, territoire dont il tentera, au fil des œuvres, des années et de la vie, de dresser la cartographie.

 

Contactez-nous au +32(0)71 86 11 34 ou mba@charleroi.be

 

 

Laisser un commentaire