Pierre Paulus à Budapest

Ill. Pierre Paulus – Berceuse, (ca 1935) – Inv. 04/03/0002 – Photo. Paul Louis Depuis le 14 octobre dernier et jusqu’à la fin janvier 2011, trois oeuvres de Pierre Paulus appartenant aux Collections communales sont présentées au Musée national d’Art de Roumanie à Bucarest, dans le cadre d’une exposition rétrospective consacrée aux peintres des années 30 en Belgique et plus particulièrement au groupe Nervia (1928-1939).

Créé en 1928, Nervia souligne les caractéristiques de l’esprit et du tempérament wallon. A la tête de ce cercle, au sein duquel chacun préserve sa propre personnalité, se trouvent, aux côtés de Léon Eeckman (1898-1987) qui en est l’administrateur, Pierre Paulus (Châtelet, 1881 – Bruxelles, 1959), Anto Carte (Mons, 1886 – Bruxelles, 1954), Louis Buisseret (Binche, 1888 – Bruxelles, 1956), Rodolphe Strebelle (1880-1959), les membres fondateurs. Leur volonté est davantage de réveiller une conscience artistique wallonne que de définir une doctrine. Les rencontres entre ces artistes aux tempéraments si différents générèrent des échanges fructueux et furent propices à la reconnaissance de l’Art wallon, dont Jules Destrée fut l’initiateur. Jules Destrée qui, dès 1911, dans le cadre du Salon d’art moderne de l’Exposition internationale de Charleroi vit en Pierre Paulus un jeune talent très prometteur et qu’il n’hésita pas à solliciter dès 1912 pour concevoir l’emblème de l’Assemblée wallonne, l’actuel coq hardi de gueule sur fond or.

Le Musée des Beaux-Arts de Charleroi possède une vingtaine d’œuvres majeures de Paulus dans ses collections, toutes représentatives de notre mémoire collective…
Parmi celles-ci, cette très belle Berceuse, maternité ouvrière où, par l’emploi d’aplats de couleurs sourdes cernés de noir et largement brossés, l’artiste évoque la force d’un amour maternel aux accents de terroir.

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