Charleroi sous la lumière de… Luce !

Ill. Maximilien Luce – Clair de lune sur le canal de Charleroi, 1895 – Inv. 833 © Photo. Alain Breyer Dès juillet prochain et jusqu’en novembre 2010, quatre huiles sur toile et un dessin de Maximilien Luce (Paris, 1858 – 1941) appartenant respectivement au Musée des Beaux-Arts et au Musée Jules Destrée, seront exposés au Musée des Impressionnismes de Giverny, près de Paris, dans le cadre de l’exposition Maximilien Luce, néo-impressionniste. Une rétropsective…

Cet artiste parisien, présent au Salon des Indépendants de 1887 évolua dans la mouvance de Seurat, Signac et Pissarro au sein du groupe des Néo-impressionnistes. Certaines de ses œuvres, conservées aujourd’hui au Musée d’Orsay ou à la Pinacothèque de Munich, sont incontestablement le fait d’un homme épris de couleur et de lumière. On peut dès lors s’interroger sur l’intérêt qu’il porta à nos sombres contrées…

Intégré dès 1881 à un groupe anarchiste parisien, l’artiste a toujours fait montre d’un réel engagement politique et d’une profonde compassion pour les plus démunis. C’est Théo Van Rysselberghe qui, le premier, l’accompagne à Charleroi. Le spectacle des aciéries touchera profondément l’artiste et ses séjours dans la ville donneront naissance à une série d’œuvres sur ce sujet, parmi les meilleures peut-être de sa production, révélatrices de l’état d’esprit du peintre, à son arrivée au Pays Noir. Invité ensuite, à plusieurs reprises, par Constantin Meunier (Etterbeek, 1831 – Ixelles, 1905) dont il admire le travail, Luce publie, en 1896, un album de dix dessins, Les gueules noires, d’après les œuvres de ce dernier. La Glèbe, fusain aujourd’hui emprunté par le Musée de Giverny, fait partie des collections communales. 

Ill. Maximilien Luce – Clair de lune sur le canal de Charleroi, 1896 – Inv. 833 © Photo. Alain Breyer

Laisser un commentaire