Portrait de jeune Nord-Africaine, Tanger, 1874

Portrait de jeune Nord-Africaine - 1874 - Jean Portaels - peinture à l'huile 73 cm x 59 cm Jean-François Portaels (Vilvorde, 1818 – Saint-Josse-ten-Noode, 1895)

Portrait de jeune Nord-Africaine, 1874

Huile sur panneau

73 x 59 cm

Coll. MBA – Inv. 599

Cette œuvre orientaliste de la collection du Musée des Beaux-Arts de Charleroi est régulièrement sollicitée pour des prêts à l’étranger.
En 2006, du 27 juin au 03 décembre, elle était demandée en prêt par le Musée de la Vie romantique, à Paris, où elle était présentée dans l’exposition  » Pierre Loti, fantômes d’Orient « .
En 2010, elle sera de nouveau présentée à Paris, à la Maison Victor Hugo, du 30 mars au 04 juillet 2010, aux côtés d’oeuvres prêtées par le Musée du Louvre, le Musée d’Orsay, les Musées d’Avignon, Lille, Reims, Rouen… Il y sera question de l’exploration de l’œuvre de Victor Hugo :  » Les orientales « .

En 1788, avec la publication de « Paul et Virginie », Henri-Bernardin de Saint Pierre introduit l’exotisme dans la littérature et se plaît à décrire en termes nouveaux, ces pays lointains, leur population, les étendues aux couleurs et lumières éclatantes.
Au 19ème siècle, l’attrait pour ces coutumes, modes de vie, paysages exotiques,… gagne la peinture. Les peintres, séduits par les paysages d’Afrique du Nord commencent, pour certains, à voyager et pour d’autres, à rêver un Orient nourri d’images et de récits ramenés par d’autres.
Portaels, quant à lui, parcourt le Maghreb entre 1844 et 1847 ; il en rapportera de nombreux carnets de croquis qui, devenus sources de références, serviront à la composition de ses peintures  » orientales « .

Ce très séduisant portrait fut, quant à lui, inspiré par un séjour à Tanger en 1874. Souvenir de ces femmes voilées croisées dans les ruelles, parées de couleurs et de matières chatoyantes. Pose délicate, visage idéalisé par le parfum de la réminiscence. Vision entre rêve et réalité, traitée d’une main qui s’éloigne du carcan académique et se répand en petites touches légères. Evocation de la lumière du Sud qui se fait délicate pour mieux ourler de mélancolie ce profil mystérieux…

Cette œuvre majeure des collections du Musée est présentée en nos espaces du PBA depuis le 12 septembre 2009, dans le cadre de l’exposition «  Collections permanentes – Chap. 1er : du Néo-classicisme au Réalisme social  ».

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