Par delà la fumée…

Les espaces que nous continuons d’occuper aux 2ème et 3ème étages de l’Hôtel de Ville sentent la fumée ce matin et il y règne une atmosphère étrange…  Hier, en milieu d’après midi, un nuage âcre et épais a envahi les couloirs du bâtiment et un vent de panique a soufflé dans les bureaux.

Une fois tous les membres de l’équipe en sécurité, on pense aux oeuvres. Celles dont on a la responsabilité. Et paradoxalement, c’est révélateur, on ne pense pas aux grands noms de la collection, aux pièces majeures et autres fleurons. Non. Les oeuvres auxquelles on pense sont celles qui, si elles devaient disparaître, entraîneraient avec elles dans l’oubli leur auteur méconnu. Fort heureusement, les peintures, sculptures, dessins et estampes conservés chez nous n’ont en rien souffert de ce début d’incendie. Mais les choses ne seront plus pareilles pour l’équipe. Au-delà de l’émergence du sentiment profond et bienfaisant d’appartenir à un véritable groupe, le lien très particulier qui nous unit au patrimoine que nous préservons s’en trouve renforcé.  Etrange tout autant qu’étonnante conséquence d’un fait divers bien banal…

C.A.

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