Michäel Matthys

Michäel Matthys

Michaël Matthys, né à Charleroi en 1972, est diplômé de l’Académie des Beaux-Arts de Tournai. Très rapidement, dès la fin des années nonante, il participe à de nombreuses expositions et voit son travail d’auteur de bande dessinée reconnu tant en Belgique qu’à l’étranger. Aujourd’hui, il enseigne la bande dessinée, le dessin anatomique, le dessin d’après modèle, la perspective, mais aussi la gravure, la lithographie… dans diverses institutions wallonnes d’enseignement secondaire supérieur et à l’Académie des Beaux-Arts de Châtelet. Avec les albums Moloch (Ed. Frémok, 2003), La ville rouge et Je suis un ange aussi… (Ed. Frémok, 2009), Michaël Matthys pose un regard sensible et percutant sur sa ville, Charleroi, et son univers spécifique, son rythme, son énergie, auxquels l’artiste est particulièrement sensible. Cependant, s’il se distingue dans l’univers du 9e art, il est également, et peut-être avant tout, l’auteur de dessins magistraux. Ici, le fusain, classique, là, le sang, fondateur s’il en est, constituent ses médium de prédilection, dans de larges compositions d’une acuité vouée tant à la réalité qu’à l’atmosphère. Depuis la distanciation presque anonyme de séquences urbaines, vues de rue et autres intérieurs d’usine, à l’intime des portraits et autoportraits, une énergie presque magnétique, rayonne. Rapidement, presque frénétiquement crayonnés, les masses, tantôt bâtiments, tantôt corps et visages, parés de ces traits incisifs devenus aura palpitante, prennent une ampleur dont la résonance envahit veines et esprits. Propos graves, servis par un métier rigoureux et parfaitement assuré, à partir de matériaux élémentaires mais non anodins, dans une manière puissante et dominée, voici l’œuvre de  Michaël Matthys qui, avec pudeur évoque un monde en deux couleurs hautement symboliques. Entre vie et mort, présence et oubli, l’artiste ne fait rien de moins que de parler de fragilité et de destin, celui, inexorable, d’une condition humaine vouée à la solitude. Il nous livre, oscillant de l’affirmation à l’effacement, les bribes d’une histoire vraie. La nôtre.

A voir en ville : la ville mais aussi les Usines Carsid où l’artiste fit une résidence en 2003 qui donna lieu à Moloch – sortie Marchienne-au-Pont sur le R9 / le Pont Roi Baudouin dont les sculptures de Constantin Meunier l’inspirèrent pour La ville rouge, 2011


5 réponses pour “Michäel Matthys”

  1. famille delbeque dit:

    Nous sommes convaincus que tu mérites d’être l’artiste de l’année pour la ville de Charleroi, de la Belgique,de l’europe, du MONDE………….
    BISOUS BISOUS

  2. Coraly dit:

    Bonjour ,
    Je ne sais pas si Michaël Matthys sera ou non l’artiste « universel » de l’année… mais en ce qui concerne le Musée des Beaux-Arts, c’est avec un grand plaisir que nous présenterons son travail dans nos espaces du PBA, du 21 mars au 21 juin 2009, à l’occasion de l’Année à thème OPT autour de la Bande dessinée.
    Nous comptons sur votre présence au vernissage le vendredi 20 mars dès 19h00…
    Au plaisir de vous y rencontrer, donc, et d’évoquer avec vous la démarche d’un artiste dont nous apprécions le talent et la sincérité.
    C. A.

  3. Romain bauwens dit:

    Yep monsieur la calsse bon c’est du bon travaille on c’est bien amuser a monter tout sa avec vous j’éspere que vous aller étre l artiste de l’année ;)

  4. Jacques Cerami dit:

    MICHAEL MATTHYS
    RUNNING IN THE DARK
    A LA GALERIE JACQUES CERAMI (COUILLET)

    Michael Matthys présentera ± dix fusains dont trois de 161,5 x 120 cm.

    Courir la nuit dans une forêt d’un noir absolu, les yeux grands ouverts.
    Voir sans vraiment savoir où l’on va…
    C’est dans ce noir total à la recherche du moindre point de lumière qu’une nouvelle image apparaît, nous permettant d’éviter les obstacles et de réussir à sortir de cette obscurité.

    Le noir symbolise la mort à l’inverse du sang qui pour moi représente la vie.
    Cette nouvelle recherche graphique s’inscrit dans la continuité du travail précédent sur le thème de la famille. Il s’agit d’images tirées d’anciens albums de parents et d’enfants disparus que je redessine au fusain en essayant de les faire resurgir au travers d’une forêt épaisse.

    Ces images ont en quelque sorte un rôle de guide dans notre monde présent. Elles ne sont plus tout à fait là mais leur ombre nous attire vers un chemin incontournable… une voie sans issue que chacun emprunte un jour.

    Cette interprétation graphique se situe à la frontière entre le réel et l’imaginaire car c’est dans cette obscurité que les apparences deviennent réelles et que la réalité peut céder la place à un imaginaire sans limites…

    Texte de M. Matthys

    Vernissage le vendredi 8 janvier de 19h à 22h
    Exposition du 09/01 au 13/02/2010

    Ouvert de 14h à 19h mercredi, jeudi, vendredi
    11h à 18h samedi
    Fermé les jours fériés

    GALERIE JACQUES CERAMI
    Route de Philippeville, 346 – B-6010 Charleroi Belgique
    Phone 0032/071.36.00.65 – 0477/78.44.34
    Fax 0032/071.47.69.65 – info@galeriecerami.be
    http://www.galeriecerami.be

    Exposition toujours en cours

    LA FONDATION FRANCES PRESENTE
    MICHAEL MATTHYS  » FAMILLE DE SANG  »

    En dialogue avec ERWIN OLAF & SOFIE MULLER

    Exposition du 14 novembre 2009 au 15 février 2010.

    http://www.fondationfrances.com

  5. Coraly dit:

    Après l’avoir exposé en mars 2009, le Musée des Beaux-Arts continue bien entendu de suivre le travail de ce jeune créateur prolifique et vrai. Entre la vie et la mort, la présence et l’effacement, son oeuvre, son geste, à la fois puissants et miraculeusement intimistes, sont ceux de l’un des artistes phares de cette génération…

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